Daniel Huck (Saxo alto et vocal)

Daniel Huck, saxophoniste atypique, clarinettiste et chanteur français est né en 1948. Après avoir vainement essayé de jouer du trombone à quatorze ans, c’est en 1967 qu’il aborde le saxophone alto en amateur autodidacte dans le dessein de rejoindre son orchestre français préféré, les «Jazz O’Maniacs». À part quelques incursions dans le monde du Rhythm and blues ou du free jazz, il se joint, à la fin des années soixante aux «Famous Melody Boys» et à «Sharkey & Co», groupe auquel il restera fidèle jusqu’en 1974.

Devenu professionnel après un bref passage chez les Jazz O’Maniacs, il côtoie, au début des années soixante-dix, Gilbert Leroux, Raymond Fonseque et Cat Anderson qu’il accompagne en tournée, puis joue chez Olivier Franc. Sa participation au disque de l’«Anachronic Jazz Band» en 1976 et sa collaboration directe avec l’orchestre, vont lui permettre de se familiariser avec le répertoire du jazz moderne qu’il aborde franchement avec le «Happy Feet Quintet», dirigé par Philippe Baudoin à l’aube des années quatre-vingt. Dans le même temps, il est membre du groupe Cajun «Chicot à bois sec». En 1981, il fonde Slapscat, un quartette qui interprète des adaptations vocales en français, nettement inspirées de Slim Gaillard, que le groupe accompagne au Méridien à Paris et en concert en France. Simultanément, il rejoint l’«Orphéon Célesta». petite formation vieux style mise sur pied par Emmanuel Hussenot. À partir de 1987, il dirige un quartette, participe aux activités du groupe vocal TSF et à la fanfare jazz d’Eddy Louiss. En 1988, il se produit en duo avec celui-ci et effectue une tournée au Japon avec Slim Gaillard.

Swing et humour

Une fougue et une volubilité doublée d’un swing évident, un humour certain et une tendance à la «folie», telles sont les caractéristiques de ce personnage qui ne saurait laisser indifférent. Capable d’évoquer aussi bien le slap primitif de Scump Evans que les délires d’Albert Ayler, il est attiré par les racines du jazz, du blues au spiritual et à l’expressionnisme noir dans son ensemble. Ses maîtres avoués sont Coleman Hawkins et Charlie Parker, mais l’influence de Louis Armstrong et de Benny Carter est indéniable. Apprécié pour ses qualités de catalyseur et d’homme de scène, il se montre aussi l’un des plus swinguants vocalisateurs, risque-tout du scat, revisitant souvent son idole Cab Calloway, il est capable d’improviser sur le champ des paroles drolatiques en français. De plus, il est aussi au nombre des quelques jazzmen experts en histoire du jazz.

Nicolas Peslier

« New Orleans, jazz manouche, Boogie-Woogie… Nicolas Peslier a le Swing dans la peau ! »

L’efficacité qu’il apporte dans une section rythmique, son sérieux et sa joyeuse nature en font rapidement le favori des plus grands musiciens tels que Rhoda Scott, Catherine Russell, Manu DiBango, Romane, Dany Doriz, Claude Bolling, ou encore le Marc Laferrière Dixieland Quintet.

Lauréat du prix Sidney Bechet décerné par l’Académie du Jazz en 2004, Nicolas Peslier est un musicien éclectique, on dit même de lui qu’il en sait presque autant sur les Beatles que Paul McCartney !

A l’aise dans tous les répertoires, il mène plusieurs projets à la fois allant du New-Orleans, au jazz manouche en passant par le Boogie-Woogie. Nicolas Peslier a le swing en lui et sait vous plonger dans l’ambiance « Cotton Club » des années 30, 40..