Jean-Pierre Bertrand & Gilles Chevaucherie « Swing & Slap1 Boogie Music » forment le duo piano et contrebasse qui prolonge le célèbre tandem établi entre le fameux pianiste noir-Américain Memphis Slim et le contrebassiste Willie Dixon dans les années 60.

Jean-Pierre Bertrand et Gilles Chevaucherie combinent mélodies et rythmes d’authentiques boogie woogie à la pulsation intenses tels qu’ils étaient joués dans les années 40 à Chicago. Une complicité parfaite entre ces deux musiciens qui revisitent les répertoires de Pete Johnson, Albert Ammons, Sammy Price ou Count Basie et offrent au public un grand moment de complicité musicale au cœur du Jazz traditionnel.

Jean-Pierre Bertrand (piano).

Avec le sémillant Jean-Pierre Bertrand et son piano monté sur ressorts, on se prend à imaginer que l’antique, le solide boogie-woogie vient de débarquer en France.

La fraîcheur de ce Meade Lux Lewis de Saint-Germain-en-Laye (il y est né en 1955), la jeunesse d’esprit de cet Amos Milburn des Yvelines redonnent toute sa vigueur originelle à un style dont les premières traces remontent pourtant bien aux années 20 (le «Chicago Stomp» du précurseur Jimmy Blythe date de 1924, suivi trois ans plus tard par le fameux «Honky Tonk Train Blues» de Meade Lux Lewis). Précoce et atypique, le petit Bertrand se consacre dès l’âge de 14 ans (nous sommes alors en 69, à l’époque où ses copains de classe découvrent la Pop music !) au style crawl, cette manière puissante et directe d’interpréter le blues du Sud, en écoutant les pianistes Albert Ammons, Pete Johnson, Sammy Price, Memphis Slim, Lloyd Glenn ou Lux Lewis.

Si le boogie-woogie, qui est aussi une danse, découle du piano Honky-tonk et s’est développé il y a plus de 80 ans entre Barrelhouses texans et house rent parties, entre deux volées de bouteilles de Bud vides et une bagarre d’ivrognes, Jean-Pierre Bertrand forge son approche des maîtres du genre entre le bar tabac du coin et les clubs de jazz parisiens. Plus tard viendront les festivals internationaux : le Cincinnati Blues Festival, le Classical Jazz Piano de Détroit, le Hanovre (Allemagne) ou le Den Haag (Pays-Bas) Jazz festival.«Boogie». Bertrand a enregistré une dizaine d’albums depuis 1989, piano solo, en duo, on l’a vu jouer avec des pointures comme Little Willie Littlefield ou Ray Bryant…), en trio ou entouré d’un orchestre.

Le pianiste saint-germanois est par ailleurs organisateur et producteur des «Nuits Jazz et Boogie piano», un festival international qui réunit depuis bientôt 20 ans à Paris (à l’hôtel Lutétia et au Carrousel du Louvre) les meilleurs pianistes mondiaux du genre et du « Beaune Blues Boogie Festival » qui depuis 2006 associe l’Art de vivre en Côte d’Or, Grands crus de Bourgogne et musique de Jazz & boogie woogie. Jean-Pierre Bertrand expose à travers l’Europe ses improvisations virtuoses et frénétiques basées sur les grilles du blues éternel et une poignée de reprises de standards du jazz qu’il adapte au style Honky Tonk. Sa vélocité, un tempo impeccable et une connaissance profonde de la technique particulière du boogie-woogie autorisent Jean-Pierre Bertrand à dépeigner des classiques tels que «Honky Tonk Train Blues», «Boogie Woogie Stomp», «Chicago Breakdown», «Pinetop’s Boogie» ou «The Sheik of Araby».

Bertrand, ce n’est pas du toc. Ce n’est pas du plastic, Bertrand. (Extrait de la revue de Presse du festival « Jazz à Vienne « édition 08).

Gilles Chevaucherie (contrebasse).

A 63 ans, Gilles Chevaucherie est considéré comme l’un des meilleurs contrebassistes Français. Il a fait ses débuts en 1970 avec le groupe « Les Haricots Rouges » devenu l’un des plus renommés dans le domaine du jazz Nouvelle-Orléans. Il s’est par ailleurs distingué aux côtés des plus grandes vedettes noires Américaines comme Bill Coleman, Joe Newman ou Memphis Slim.

Doté d’un style puissant et très rythmique, il utilise une technique dite de « Slap » consistant à exercer une tension sur les cordes pour les faire claquer sur le manche de l’instrument. Ceci produit un effet sonore et visuel extraordinaire et amène Gilles à utiliser la contrebasse avec une conviction et une énergie rares. Seuls quelques spécialistes savent tirer parti de cette spécialité dont les précurseurs de renom furent Willie Dixon ou Major Holley. De festivals en clubs de Jazz ou concerts, Gilles Chevaucherie est accompagnateur régulier de Jean-Pierre Bertrand avec lequel s’est établie une complicité musicale dans l’ambiance spécifique du Boogie Woogie.

Il est aussi contrebassiste attitré du groupe de Jazz vocal « Formule Quatre » ainsi que du Big band « Paris Swing Orchestra » et joue dans de très nombreuses formations en France et à l’étranger. C’est un musicien très recherché, aux talents multiples, intuitif et jovial, qui illustre à merveille l’esprit qui marque le jazz : générosité et vitalité.

 

1 Le style « Slap » fut utilisé par quelques contrebassistes de Jazz dans les années 30-40 afin de créer un effet rythmique particulier et très intense. La technique (très difficile et énergique) consiste à pincer fortement la corde en la tirant pour la faire claquer sur le manche durant le jeu. Ainsi mélodie et rythme se combinent pour donner un son plein et rond et une tension très swinguante parfaitement adaptée aux styles Boogie woogie et Nouvelle orleans.

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