Carl né en janvier 1965, dans le Sud-Est de l’Angleterre, a grandi près de Southampton.Très jeune il découvre la musique américaine avec les disques de Jazz traditionnel et de Country qu’écoutait son père… En 1978, il accompagne son père à un concert dont Carl Perkins et Bo Diddley sont les vedettes!! La «musique du diable», les rockabillies,les «Teddy Boys» avec la banane, les tatouages et les «Santiags», vont détourner son goût musical vers le Rock & Roll…….. Mais, à 14 ans, en écoutant un disque de Tommy Dorsey, il est immédiatement captivé par le rythme et les merveilleux solos de piano d’un morceau qui s’intitule «Boogie Woogie»…..Ce n’est qu’un peu plus tard qu’il découvrira, le prénom exotique de son auteur: «Pinetop».

A l’école, Carl abandonne très vite le piano classique pour le «Boogie Woogie». L’importance du jeu de la main gauche le fascine au point qu’il apprendra, seul, en parfait autodidacte, à développer et améliorer cette technique si particulière en répétant sans relâche sur le piano d’occasion acheté par ses parents….. Parents, qui avaient très vite compris (dans leur infinie sagesse) que leur fils serait : Musicien de Jazz.

Carl, qui pousse le perfectionnisme à écouter les morceaux à des vitesses différentes de façon à en découvrir les subtilités cachées, reconnaît lui même avoir passé un nombre incalculable d’heures entre la platine vinyle et le clavier à déchiffrer et à reproduire à l’identique le jeu de chacune de ses idoles dont il avait acheté tous les disques parus dans la «Collection Piano Blues» de Francis Wilford-Smith.

Comme pour tout passionné de piano blues, Albert Ammons, Meade Lux Lewis, Pete Johnson, Jimmy Yancey, Cripple Clarence Lofton, Big Maceo et tous les autres, deviendront les incontournables de sa bible musicale. Mais, Carl Sonny Leyland, grand explorateur de toutes les facettes du piano blues est devenu lui même une autorité reconnue concernant les styles anciens, tels ceux joués par Cow Cow Davenport, Little Brother Montgomery, Montana Taylor & Speckle. Entre temps, à 16 ans, Carl aura rejoint «The Bob Pierce Blues Band» où il reproduit sur sa guitare les sons de Carl Perkins , sans pour autant délaisser le piano…

En 1988, il part 3 mois à New Orleans, accompagner le Trio «Johnny and the Hitmen».A son retour, il participe à son premier grand concert de Boogie Woogie à Hambourg dont les vedettes sont Axel Zwingenberger, Vince Weber et Champion Jack Dupree qui lui dit à la fin du concert, en lui tapant sur l’épaule «Fiston ce que tu fais, c’est bien».

Enfin il retourne s’installer pour 9 ans à New Orleans pour jouer dans les clubs de la vil-le notamment au Tipitina’s, où il fait l’ouverture des concerts de musiciens prestigieux tels J.J Cale et Allan Toussaint. Il y acquiert rapidement une solide réputation dans les styles authentiques du Blues et du Rock & Roll.

En 1997, Carl et son épouse Rachel s’installent dans le Sud de la Californie. Il y rejoint«Big Sandy & His Flyrite Boys» excellent groupe (rockabilly, western swing) avec qui il tourne pendant plus de 3 ans. En 2003 il crée son propre trio: The Trio Carl Sonny Leyland, composé du batteur Hal Smith et du bassiste Marty Eggers, avec lesquels il enregistre 6 disques .Au fil du temps son répertoire s’est étoffé avec du Ragtime et du Jazz traditionnel, son nom est de plus en plus souvent à l’affiche des Festivals de Jazz traditionnel autour de Los Angeles et de San Diego dont il est une des figures emblématiques. Cette année encore Carl Sonny Leyland sera présent au Festival de Jazz de Thanksgiving à San Diego, jusqu’au 1 décembre 2019 (3 jours seulement avant son arrivée en France).

A l’époque où sa maman était encore en vie, Carl venait plus souvent en Europe; il profitait de ses voyages pour retrouver ses amis du UK Boogie Woogie et ses fans toujours friands de ses superbes prestations. Ainsi, Carl a participé aux Nuits du Boogie organisées à Paris à l’Hôtel Lutétia par Jean-Pierre Bertrand, au Festival de Laroquebrou organisé par Jean-Paul Amouroux, en juin 2010 aux nuits du Boogie organisées au Petit Journal. Nous avons eu la chance de l’applaudir au Beaune Blues Boogie 2011, en 2013 à Terrassa et aux «Platanes» de Guy Ditadian, en 2015 à Attignat et en août dernier en Espagne en duo avec le grandissime Lluis Coloma.

Ses confrères musiciens, qui ont tous une très grande estime et un profond respect pour Carl Sonny Leyland, ne tarissent pas d’éloges à son égard et leurs appréciations souvent dithyrambiques sont toujours étayées par une pertinente analyse.

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